Laflamme au vent

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  • À propos…

[Joie de vivre] OMG KITTENS!!!!

Publié par Laflamme au vent le 15 avril 2012
Publié dans: gifs, Vie. Tagged: blog, calisse, crise existentielle, fucking blog de marde de calisse, GIFS DE CHAAAATTT, j'ai plus d'idées., meta. Laisser un commentaire

Bon.

J’me suis fait dire que j’écrivais trop de trucs sérieux et bêtes… PAUSE JOIE DE VIVRE, MAUTADINE! C’EST FINI LE CHIALAGE!!
LeS aFfAiReS sÉrIeUsEs, C’eSt PaS l’FuN!!! 

CATS!

Overexcited gif

gif cat dancing

YEAH! MR. BEAN AND CATS!!

Gif lol

gif

MORE CATS!

OMG LOOK THERE’S A DOG IN THE NEXT ONE!!!!

F*CK YEAH CATS!

gif faux rire no

gif chuck norris approves

That’s AN AWESOME BLOG POST!

gif alone

gif enough

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[Éducation et politique] La Grande Guerre

Publié par Laflamme au vent le 7 avril 2012
Publié dans: Enseignement, Politique, Vie. Tagged: état, bachand, beauchamp, charest, de, droits, gouvernement, hausse, i don't want to live on this planet anymore, Québec, scolarité, wft la hausse. Laisser un commentaire

«Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons» – Victor Hugo
« On n’hérite pas la terre de nos ancêtres, on l’emprunte à nos enfants» – St-Exupéry
«Quand l’injustice fait loi, la résistance est un devoir» – Adam kokesh
«Ils ne sont grand que parce que nous sommes à genoux» – Étienne de La Boétie

En ce moment se livre un grand combat dans les rues, les Cégep et les Universités de la province. Des dizaines de milliers d’étudiant-e-s, de travailleurs/travailleuses, de profs se battent pour un monde meilleur, une société plus juste, pour un peuple plus éduqué. La Guerre se joue partout, des barricades humaines se dressent devant des ministères, des banques et des lieux économiques stratégiques. Une armée forte de 180,000 étudiants en colère arpente la province, crie au monde l’injustice dont nous sommes victimes, contre un gouvernement entêté, contre une police qui tabasse à grands coups de matraque et de grenades des manifestants et de puissants lobbys qui ne voient partout qu’un signe de $.

Jeudi soir, jour de reconduite de grève, c’est comme si mon bataillon avait fui. Resté au front avec une quinzaine de camarades, j’ai vu le reste de la troupe rebrousser chemin et abandonner leurs armes.
Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’en fuyant vers l’arrière, elles/ils finiront par se faire tirer dans le dos. Par qui? Les recteurs, le conseil du patronat, les grandes entreprises, le gouvernement, l’argent.

Quand on sait que le gouvernement n’est pas dans le rouge (comme il aime bien nous le faire croire), mais que ses politiques favorisent la corruption, les inégalités de revenus, les grandes entreprises au détriment de sa propre population et qu’il pourrait instaurer de nouvelles politiques fiscales pouvant dégager 9G$/an (la gratuité scolaire coûterait moins d’un milliard!), tout citoyen(ne) se doit de faire un examen de conscience.

Dans quel monde voulons-nous vivre?

Commençons notre réflexion avec ce point de départ. Rien d’autre.

J’ai vu des inégalités. De l’injustice: Des grandes entreprises qui veulent cacher leurs sales besogne (voir le SLAPP contre Noir Canada), des bons amis à Charest qui réussissent à décrocher un juteux contrat pour des TBI dans toutes les classes du Québec, le gouvernement qui privatise le Nord, qui se met à genoux devant des grandes minières qui s’en mettront plein les poches sur le dos des contribuables. Un gouvernement qui n’a pas voulu enquêter sur la corruption (des choses à cacher?), un premier ministres qui s’est ingéré dans le processus de nomination des juges, et qui par dessus tout s’échine à faire payer la classe moyenne pour l’avarice du marché des finances: un budget d’austérité où on renfloue les coffres de entreprises, et où les étudiant-e-s n’ont même pas de miettes, où la santé est financée à l’aide d’une mesure régressive dite «cotisation santé», payée 200$ peut importe si on fait 20,000 ou 200,000$/an.
J’ai aussi vu des policiers crever un oeil, casser des bras, arrêter des personnes innocentes et coffrer des journalistes, battre impunément des protestataires pacifiques, et tout ça sans qu’un(e) élu(e) ne lève le petit doigt.

Les diplômés ont déjà de la difficulté à rembourser leurs prêts d’études, le niveau d’endettement explose, la grogne populaire commence à faire trembler le plancher des bureaux ministériels. Depuis le début du mouvement «Occupy», le peuple se réveille et la pression monte sur le gouvernement. Encore aujourd’hui, une importante frange de la population se nourrit de Journal de Montréal, de radio-poubelles et de V Télé.

À moins d’être sourd et aveugle à tout ce qui se passe autour, les gens finiront par comprendre qu’ils se font fourrer à tour de bras jour après jour par des patrons, par des élus. Leurs impôts servent à financer un train de vie princier de gens qu’ils n’ont jamais rencontré et qu’ils ne rencontreront jamais, on achète en leur nom des armes qui se rendront à l’autre bout de la planète et qui finiront par tuer des innocents comme vous et moi, que le prix du pétrole qu’ils mettent dans leurs voitures jour après jour est fixé par un tout petit club très sélect de riches qui n’ont pas de comptes à rendre à personne.

Ils n’ont plus personne de leur côté, même les syndicats leur en passent des petites vites de temps en temps.

Au moins, quand on se présente aux urgences, on peut encore se faire soigner sans sortir sa carte de crédit. C’est l’un des derniers acquis sociaux qui nous reste, mais qui est en péril à cause de nos élus et des entreprises privées qui commencent à construire en PPP.

J’ai pas envie que mon pays devienne comme la GB sous Tatcher, où les caméras de surveillance poussent comme de la mauvaise herbe, où des milliers de gens ne peuvent s’instruire à cause d’une hausse massive des frais de scolarité. Je vois noir, j’ai l’impression que le gouvernement me considère (NOUS considère) comme des nuisances plutôt qu’une force positive de changement. 200,000 personnes dans la rue, c’est rien? On est pas des citoyens? On est pas les futurs citoyens de demain?

Ça fait deux ans qu’on fait signer des pétitions, qu’on fait des actions symboliques, qu’on manifeste. Depuis deux mois, on fait la grève, plus le choix, il n’y a rien d’autre qui fonctionne! Et jeudi soir, mon bataillon a fui devant l’ennemi. Ils ont fui le sourire aux lèvres, avec des applaudissements et des cris de joie, me laissant avec mes camarades anéantis par leur gaieté. Ces futurs profs, qui devront enseigner l’engagement citoyen aux enfants, leur inculquer des valeurs de solidarité et de respect, on applaudi et ont crié de joie en entendant la non-reconduction de la grève. Quand on sait toutes les conséquences que cette hausse, et plus encore, que notre système économique aura sur le futur de notre société, comment peut-on se réjouir de ça??? Est-ce par ignorance? Ces temps-ci, on situe la force du mouvement étudiant par le nombre de grévistes. -1200 jeudi soir. Ouch.

Ne rien faire, plier l’échine, c’est jouer la game du gouvernement et de ses amis. On nous répète ad nauseaum que l’opinion de tous doit être respectée, je m’excuse d’avance, je ne suis plus capable de supporter l’ignorance crasse et le nombrillisme, je ne souhaite qu’un monde plus solidaire et plus engagé, un exemple de justice et de liberté. Actuellement, il y a un frisé au parlement qui ne semble pas être du même avis.Va falloir l’aider un ti-peu, je crois.


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  • jean paul galibert

[Sénégal] Suite et fin.

Publié par Laflamme au vent le 1 avril 2012
Publié dans: Sénégal, Stress, Uncategorized, Vie. Tagged: bored, drink, i don't want to write, sénégal, vie. Laisser un commentaire

(billet commencé le 17 mars 19h46)

Salut les terriens.

Comme je le disais dans le post précédent, je suis revenu il y a un peu moins d’un mois. C’est très dur de décrire, de faire le bilan de cette expérience de deux mois en Afrique dans un seul billet de blog.

Pour vous dire la vérité, je n’ai plus trop envie d’écrire là-dessus. J’aurais beau essayer de parler de tout, je pourrais passer des heures à produire des paragraphes de 2000 mots, jamais vous ne pourrez comprendre mon expérience, les liens que j’ai tissé, les «au revoir» qui qui étaient en fait des adieux.

J’y ai laissé une partie de moi là-bas, j’ai été accueilli comme un membre de la famille. Baback aura toujours une place importante dans mon coeur, et j’y retournerai un jour Inch’Allah. Pour que le deuil du départ se mute en espoir de retrouver les gens qu’on a aimé: les enfants avec qui j’ai joué, que j’ai pris dans mes bras, surtout eux. J’écris ça, et j’ai les larmes aux yeux. Deux petits mois seulement et…

Une page tournée, j’ai retrouvé Montréal sous la froide pluie de Mars, la lutte étudiante, internet, le café et mon chat. Une ville froide où règne l’individualisme, dominée par l’argent.

Je préfère vous laisser sur ces images et sur ces vidéos, elles parleront à ma place.
I need a drink.

Un baobab. En sérère, «Baback» veut dire «Baobab»

Ma classe, 35 élèves de CE1. âges: entre 8 et 13...

Le club des bouts de choux

Kinémaï

La mosquée de Baback-centre. Dépotoir à droite de l'image.


(Billet terminé le 1er avril, 19h. Désolé pour la déprime.)

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[Sénégal] Trop de choses à dire…

Publié par Laflamme au vent le 25 février 2012
Publié dans: Uncategorized. Laisser un commentaire

Pas assez de temps pour les dire.

 

Sérieusement, je voulais juste vous dire que le dernier post était vraiment maigrelet et que j’ai un peu honte de l’avoir pondu.

à mon retour à Mtl, je retravaillerai et publierai quelques billets. Là, il y aura photos et vidéos, tout sera bcp plus clair et intéressant.

Pour le reste, on se verra le 7 mars 2012 à l’aRéoport, vol AT 206 de Royal Air Maroc, 17h15.

Pour vous dire la vérité, j’ai bien hâte de revenir au pays, mais j’ai l’impression que j’aurai du sable, de la musique, de la danse et du soleil plein la tête.

Bo Apam
(à bientôt)

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[Sénégal] Brousse News

Publié par Laflamme au vent le 15 février 2012
Publié dans: Enseignement, Sénégal. 1 commentaire

Salut les pas-bronzés,

Pas beaucoup de choses à dire cette semaine, je vais essayer de faire de mon mieux

Table des matières:
1) Nouvelles de prof
2) La vie avec les Sérères
3) Vrac

1) Nouvelles de prof

Pas grand chose à dire ici, oui, je sais, ce billet commence de façon ben plate. Les non-profs, sautez à la section 2 et avancez de trois cases.

Pour les initié(e)s, j’ai introduit en classe un système de gestion des comportements (système d’émulation, en jargon). Il faut comprendre que mon enseignante a une poigne de fer sur sa classe: les élèves obéissent au quart de tour, sinon gare à eux… Ce qui fait que quand je me retrouve seul en classe devant les élèves (ça peut être seulement deux minutes comme ça peut être 10 minutes), la classe se désorganise: ça discute, ça triche, ça bouge, ces petites bêtes-là! Au moins, avec le système, j’ai une carotte, sans avoir besoin du bâton :)

En classe, moi et mon enseignante associée on semble avoir atteint notre rythme de croisière, ça va bien. C’est déjà presque terminé, il ne reste que 10 jours de présence en classe…
2) La vie avec les Sérères

Me suis fait réveiller dimanche matin à 3h30-4h du mat par des chants à tue-tête juste à côté de ma chambre… Jusqu’à 7h. Je dois confesser que j’ai eu des pensées indignes d’un coopérant international, mais jai malheureusement manqué la messe pour cause de grasse matinée.
3) Vrac 

 

plus de temps je publie. à la prochaine.

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[Sénégal] Un toubab en Afrique, (Suite)

Publié par Laflamme au vent le 1 février 2012
Publié dans: Enseignement, Sénégal. 4 commentaires

Salaam Aleïkoum tout le monde,

J’ai enfin un peu de temps devant moi aujourd’hui, alors je me lance.

Table des matières
1) La situation politique
2) Nouvelles de profs
3) Nouvelles de moi

1) Situation politique Sénégalaise

Actuellement, au Sénégal, ça chauffe un peu. Contexte: le président Wade, 85 ans et des tendances qui louchent vers la dictature, pourra se représenter aux élections de ce 26 février, ce qui provoque la colère de la population.
Soyons clair: les journaux et observateurs étrangers pourraient croire que la situation est dangereuse, mais elle ne l’est pas. Des manifestations ont eu lieu dans les grandes villes, oui il y a eu à ce jour 3 morts, mais c’étaient des évènements isolés et je suis logé dans un village rural et la vie suit son cours paisiblement. C’est vraiment à Dakar que ça se passe.

2) Nouvelles de profs

Mon enseignante est ouverte à essayer de nouvelles choses, comme il y a 10 jours, je peux dire que la situation change au fil du temps. Je dois faire la classe à des enfants qui ne parlent que très peu français, ce qui est frustrant.
Comme je l’ai dit dans le dernier billet, la réforme de l’éducation sénégalaise s’inspire fortement des réformes occidentales, comme celle du Québec: on y laisse une grande place à la réflexion, au tatônnement, à l’expérimentation, on laisse tomber beaucoup la récitation par coeur au profit de la compréhension de concepts, de règles, etc. mais les enseignants n’y sont pas formés! Ils n’ont que deux semaines de formation sur la réforme, il n’y a pas assez de guides pédagogiques pour tous les instituteurs/institutrices, dans ma classe il n’y a même pas de livres de lectures pour les enfants!
J’ai assisté à une leçon donnée par un enseignant fraîchement sorti des bancs d’écoles, il doit avoir 3 ou 4 ans de pratique. Quand j’ai vu la leçon qu’il donnait, j’avais vraiment l’impression d’être dans une classe dans le Québec des années 40-50: aucune interaction chaleureuse avec les élèves, attitude autoritaire, coups de règle sur la table pour le silence, ordres brefs et secs, et une rigidité dans la démarche pédagogique qui laisse peu de place à l’improvisation et à la créativité de l’enseignant(e), comme si cette démarche était la meilleure et qu’ils ne se questionnaient pas sur la réussite des élèves: “la démarche a dit que ça fonctionnait comme ça, alors je le fais de cette manière. Si les élèves ne comprennent pas, c’est qu’ils sont bavards et têtus”.
“Bavards et têtus”: je l’entends au moins 5 fois par jour.

Heureusement, je sais qu’il y a des enseignants ici qui prennent vraiment la réussite des élèves à coeur et qui, si ils suivent la démarche (qui n’est pas mauvaise dans la forme, mais dans son application), se permettent des libertés et des retours en arrière pour faire en sorte que les élèves comprennent bien les notions.

3) Nouvelles de moi

Pas grand chose à rajouter depuis la dernière fois, sinon que je me suis fait dire par une autre stagiaire qu’on avait dépassé le tiers du stage et que j’ai calculé qu’il ne reste que 5 jours avant la moitié du stage… Les temps passe vite! J’ai vraiment l’impression de ne pas avoir fait grand chose en classe à date, je n’ai presque pas pris en charge la classe, ça commence demain: avant, c’était de la pratique.

Toujours pas malade, comprends pas.

Je maîtrise un peu la langue locale, le Sérère Sine, mais c’est dur d’essayer de converser avec les gens, je m’ennuie de me faire comprendre et d’interagir normalement: là, c’est “bonjour” et “je rentre à la maison”.

La température s’est refroidie, c’est nuageux, et il y a des matins froids froids froids, je ne me moque plus de vous, juré. (jusqu’à la prochaine journée ensoleillée ;) )

Le moral a connu quelques piqués, à cause de la communication difficile mais aussi parce que sur la consession (le lot d’habitations) ou je suis il n’y a pas de jeunes de mon âge, que des personnes âgées qui ne parlent pas français, des femmes toujours occupées et des enfants.
Je m’ennuie de (en désordre) mon chat, d’internet, d’une jolie demoiselle de Montréal, d’une douche chaude et, sweet jesus, DU VRAI CAFé!!!

[insérez ici une image de chat]

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[Sénégal] Un toubab en Afrique

Publié par Laflamme au vent le 18 janvier 2012
Publié dans: Enseignement, Sénégal. 4 commentaires

Re-salut les gens!
J’ai une bonne demi-heure top chrono pour narrer la dernière semaine, vous me pardonnerez si je me répète, mais bon…

Table des matières
1) Nouvelles plates (faut que j’en parle, dsl)
2) Nouvelles de profs
3) Nouvelles de moi

1) Nouvelles plates
Le village de Baback est habité d’une petite communauté catholique bien pratiquante qui se réunit à la messe chaque dimanche. Ce dimanche, vers la fin de la messe, la nouvelle s’est répandue; un jeune du village s’est tué en moto près de la grande ville la plus proche, Thies.
Avant d’aller plus loin, il faut comprendre que tout le village de Baback est un communauté tissée très serrée: presque tout le monde se connaît et les familles y sont nombreuses (quand Félix, le père de la famille chez qui j’habite me présente des gens, ce sont trè souvent des oncles, tantes, cousins ou des personnes du même groupe d’âge avec qui il est allé à l’école ou participé à des activités communautaires).
Celui qui est mort, Félix le connaissait bien: son frère est son ami intime et il a vu grandir le jeune, qui était marié et père de deux enfants et qui était dans la très jeune 30aine.
Dimanche après-midi vers l’heure du dîner, avant de manger, Félix et moi sommes allés présenter nos condoléances à la famille qui est environ à une demi-heure de marche de la maison.
En arrivant là-bas, il y avait des dizaines de femmes assises devant la maison des parents, et les hommes étaient assis en rond sur des chaises sous un arbre avec le père du jeune défunt.
Les sénégalais ont une façon différente des occidentaux de réagir lors de la mort de quelqu’un de cher, surtout les jeunes, car on m’a dit qu’ils représentaient l’avenir de la famille, le soutien familial aux parents, la personne qui amènera le pain sur la table pour sa famille. Les enfants en bas âge et les personnes âgées ne sont pas aussi pleurées, car “c’est ainsi”, dit-on.
Après avoir présenté avec Félix mes condoléances au père et à la mère (je suis resté à l’extérieur de la maison pour cette dernière, je n’osais pas entrer, moi le toubab qui était sous les lasers des yeux des femmes aux visages éteints, trop mal à l’aise…).
Ensuite, nous sommes allés nous asseoir à l’écart du cercles des hommes, Félix était courbé et se prenait la tête entre les mains. On est resté comme ça une bonne dizaine de minutes en silence, et on est parti par un chemin entre deux bâtiments.
J’ai alors vu un homme que je connaissais bien du village, qui habitait à quelque maisons de chez moi, s’accrocher au cou du frère du défunt et commencer à faire une crise de ce qui pourrait ressembler à de l’épilepsie violente, crier, se débattre, tomber évanoui au sol.
J’étais complètement pétrifié, incapable de faire quoi que ce soit sinon regarder et pleurer.
Cette personne m’était chère, nous avions des discussions intéressantes, mais voir comme cela un de mes points de repères s’effondrer, c’était dur…
La crise est passée, nous l’avons raccompagné chez lui, mais inutile de dire que le moral bat de l’aile depuis.
De retour à la maison, il était passé 16h et je n’avais pas dîné, mais je n’avais pas faim.

2)Nouvelles de prof
EN VRAC: les profs arrivent le matin avec un minimum de 30 minutes de retard/les élèves ont bcp de misère en français/il n’y a pas de matériel, pas de professionnels non-enseignant pour nous supporter/On s’attend de nous que l’on aide à implanter une réforme de l’enseignement similaire à celle du Québec, mais les moeurs pédagogiques sont très solidement ancrées dans la vieille méthode, pourtant ça fait 10 ans qu’ils y travaillent…/J’appréhende un solide “clash” de cultures pédagogiques/Pas grave si je passe un très mauvais stage, si je parviens à semer une graine dans la tête du prof, ça en aura valu le coup, et j’en tirerai aussi beaucoup de leçons/

3) Nouvelles de moi…
La santé tient toujours le coup, pas encore de problèmes de touristes, je me surveille…

Les occidentaux utilisent du papier de toilettes, les Africains de l’eau. J’ai eu la mauvaise surprise d’être à sec de papier alors que je “vaquais à mes occupations”. Inutile de vous dire que j’ai alors dû m’adapter un peu plus aux coutumes locales. Je vous épargne les détails, mais disons simplement que ma main gauche y a laissée une partie de son innocence, et a noyé son trouble dans le Purelle.

Le temps est toujours beau et chaud, je suis toujours surpris de voir la date au calendrier (“Janvier? Wtf, c’est l’été!”)
Oui oui, je me paie la tête de ceux qui sont sous la neige ;)

Prenez soin de vous, ne vous brisez pas le dos en pelletant, hahaha! :)

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[Sénégal] Je suis Douffi Youm…

Publié par Laflamme au vent le 14 janvier 2012
Publié dans: Enseignement, Sénégal. 3 commentaires

Salut les amis, je n’ai vraiment pas bcp de temps pour ecrire, vous me pardonnerez les erreurs d orthographe ponctuation et grammaire, j ecri avec un clavier azerty et c est pas facile.

En très gros vrac:

ici, le nom Sérère que je porte est Douffi Youm. C’est la famille qui m’a appelle aini pour honorer la memoire de l’oncle du père de famille. C’est une trq*adition ici: tout le monde a un nom traditionnel et un nom chrétien ou musulman.

Aussi, la santé va bien, pas de problèmes avec la bouffe ou l’eau.

La savane et magnifique et le ciel est toujours bleu et ensoleillé, il fait très chaud ver midi jusquau souper.

J’ai vraiment bcp de choses a raconter, mai il me reste tout juste 4 minutes au café ou je suis.

en bref, tout va bien, je donne plu de nouvelles ce mercredi.

Ciao!

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[Musique] Compil voyaaaageeee!

Publié par Laflamme au vent le 1 janvier 2012
Publié dans: Musique. Tagged: 1957, Arcade fire, etc., Family of the year, j'adore cette musique, liberté, Mean Lady, Milo Greene, musique, voyage. Laisser un commentaire

Les tounes qui me font voyager… Attention, c’est contagieux!

En espérant que ça vous donne des idées folles ;)

[Update 4/01/2012: Je me suis fait dire que j'écoute de la musique de hipster... lol]







 

 

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[Enseignement] Le Sénégal en chiffres et en images…

Publié par Laflamme au vent le 29 décembre 2011
Publié dans: Enseignement, Uncategorized. Tagged: comparaison, images, sénégal, voyage. 2 commentaires

C’est confirmé! J’enseignerai à l’école publique de Babak, proche de Thies, au Sénégal!!

Moi, rejeton de l’Occident, habitant l’un des pays les plus riches de la planète, vais aller passer deux mois dans un petit coin de la terre que l’on appelle le «Tiers-monde».

J’aimerais ici soulever des statistiques qui illustrent les différences entre le Sénégal et le Canada. Donc…

  1. SUPERFICIE
    1. Canada: 9 985 000 km²
    2. Sénégal: 197 000 km² (49 fois plus petit!)
  2. POPULATION
    1. Canada: 34 Millions
    2. Sénégal: 13 Millions
  3. DENSITÉ DE POPULATION
    1. Canada: 3 habitants/km²
    2. Sénégal: 63 habitants/km²! (!!!)
  4. % DE LA POPULATION URBAINE
    1. Canada: 81% (population majoritairement urbaine)
    2. Sénégal: 43% (population majoritairement rurale)
  5. LANGUES OFFICIELLES
    1. Canada: Français et Anglais
    2. Sénégal: Français (sert de «ciment» entre les différentes ethnies, mais sont aussi parlées le Diola, le Malinké, le Pular, le Sérère, le Soninké et le Wolof, qui ne sont pas des langues officielles)
  6. RELIGION(S)
    1. Canada: Christianisme (43% de catholiques)
    2. Sénégal: Islam (90%).
  7. CHEF D’ÉTAT
    1. Canada: Élizabeth II (sans commentaires).
    2. Sénégal: Abdulaï Wade
  8. PIB/HABITANT
    1. Canada: 41 730$
    2. Sénégal: 970$
  9. IDH (rang sur 169, voir notice)*
    1. Canada: 8e
    2. Sénégal: 144e
  10. % D’ALPHABÉTISATION
    1. Canada: 99%
    2. Sénégal: 42%
  11. ENFANTS/FEMME (taux de fécondité)
    1. Canada: 1,58
    2. Sénégal: 4,9
  12. MORTALITÉ INFANTILE (par 1000 naissances, avant l’âge de 6 ans)
    1. Canada: 6/1000
    2. Sénégal: 108/1000
  13. ESPÉRANCE DE VIE MOYENNE
    1. Canada: 81 ans
    2. Sénégal: 56 ans
  14. ACCÈS À L’EAU – VILLE
    1. Canada: 100%
    2. Sénégal: 92%
  15. ACCÈS À L’EAU – ZONES RURALES
    1. Canada: 99%
    2. Sénégal: 52%

*IDH: Indice de Développement Humain. Évalue le niveau de développement humain des pays du monde. L’IDH se fonde sur trois critères majeurs : l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le niveau de vie (source: Wikipédia)

———————————————————————————————————————————————————————————————————————————————————-

Il est très difficile de trouver des images du village de Babak, mais je suis tombé sur un album Flickr bien intéressant… Pour des raisons de droits d’auteur, je ne peux pas afficher ces images ici :(

Sinon, Thies (la 2e plus grande ville du pays, à une dizaine de km au nord de Babak), semble un petit hameau super tranquille.

Un parc qui semble paisible

Dans 9 jours, j’y serai!
AHkdgewvdsacbhuvkzsdchbuksadbhcjlearflibsdfnvdhbbkmoi;,
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(^ma tête sur le clavier)

Overexcited

Fini les niaiseries pour ce soir, j’men vais faire autre chose.

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